Les journées avec les soigneurs…

…vous offrent le privilège de côtoyer au plus près et d’entrer en contact avec ces oiseaux extraordinaires que sont les rapaces.

Avec l’accompagnement des soigneuses et soigneurs de jurafaune, vous pourrez approfondir vos connaissances sur ces oiseaux mythiques. Des repères d’identification, ainsi que les bases pour les entretenir, les dresser et les faire voler librement, vous seront fournis.

Quand ?

Les journées soigneurs – et/ou de découverte de la fauconnerie – sont organisées en fin de semaine, chaque fin mois, de mars à la fin des vacances de Toussaint.

Comment ? Sur réservation.
(Les “apprentis fauconniers” de moins de 13-14 ans peuvent être accompagnés de leurs parents).

La matinée – de 10h00 à midi – est consacrée au survol de l’histoire de la fauconnerie, à l’identification des espèces utilisées pour la chasse, à la façon de les “armer”, de les entretenir et de les soigner. Vous est montré comment fabriquer soi-même quelques uns des équipements de fauconnerie. Les techniques de manipulation et de dressage, de “l’affaitage” aux dressages spécifiques pour “le bas vol”, “le haut vol” ou le “vol d’amont”, vous sont aussi précisées. Sont abordés également les termes les plus couramment utilisés dans le langage de la fauconnerie, dont certains sont passés dans le langage actuel sans pour autant qu’on sache qu’il s’agisse de termes de fauconnerie : niais, hagard, déciller, leurrer, chaperonner, créance, oiseau de haut vol, avoir de l’entregent, hautain, etc…

L’après midi de 14h00 à 17h30, vous pourrez manipuler quelques uns de nos rapaces – faucons, buses de harris, hiboux et chouettes – suivre les soigneurs dans leurs activités d’animation, de soins ou de nourrissage et, si vous le souhaitez, participer à la présentation des rapaces en vol lors du “spectacle”, sans oublier les photos souvenirs :

Un exemple amusant : le nom du métro “La Muette” à Paris n’est pas celui d’une femme qui ne parle pas, mais celui du “Château de la Muette” où était installée une “mue” (de petites dimensions sans doute). La “mue” à l’origine, est un bâtiment spécialement conçu pour garder les oiseaux de chasse libres d’entraves pendant leur”mue” (période pendant laquelle les anciennes plumes tombent, remplacées par de nouvelles. Elle s’étale du printemps à la fin de l’été. Pendant la mue, la chasse est interrompue afin de permettre aux oiseaux de muer correctement en étant nourris abondamment). Tout naturellement cette bâtisse a pris le nom de “mue“. Cependant, suite au déclin de la fauconnerie au 17ème siècle, supplantée par la vènerie comme distraction seigneuriale et royale, les anciennes “mues” ont perdu leur fonction première et ont été “recyclées”. Elles sont alors devenues des locaux dans lesquels on gardait les chiens de meutes. mais leur nom d’origine « la mue» a été conservé, ce que nombre de veneurs ignorent.

Matériel traditionnel de fauconnerie : “la fauconnière” (qui n’est pas la femme du fauconnier comme on pourrait le penser, mais une gibecière spéciale à double entrée), le leurre, le gant, le chaperon, les jets, le “touret”, la “sonnette” (grelot) et la longe.